Le bien-être au travail et la performance collective nécessitent une gestion efficace des relations entre employés, managers et direction, spécialement dans un contexte de changement organisationnel. La conduite du changement met l’accent, depuis une vingtaine d’années, sur le rôle des émotions dans les organisations. Des notions telles que la logique émotionnelle ou l’intelligence émotionnelle ont donc vu le jour, et font partie désormais du vocabulaire managérial courant.

Pendant des années, le Quotient Intellectuel (QI) a été considéré comme le seul facteur permettant de garantir les succès scolaires et professionnels. Or, depuis quelques années, grâce aux travaux du journaliste scientifique Daniel Goleman, le monde s’est intéressé à ce qui s’avère être une autre forme d’intelligence encore plus importante : l’intelligence émotionnelle (IE). Le fait qu’un étudiant soit parmi les meilleurs de sa promotion par exemple, ne montre pas nécessairement qu’il est apte à affronter les épreuves de l’existence, ni à saisir les opportunités et briller dans sa vie professionnelle.

En effet, l’intelligence émotionnelle ne signifie pas seulement « être gentil », mais plutôt savoir détecter et exprimer ses émotions et celles des autres, dans différentes situations, en vue de contrôler la réflexion et l’action. Ainsi, la gestion des émotions occupe aujourd’hui une place essentielle dans la réussite dans le monde professionnel notamment.

 

L’IE se définit selon 4 composantes

Quel est l’impact de l’intelligence émotionnelle sur la performance collective ?

La performance collective est la somme de la contribution de chaque individu, dont la productivité et le comportement favorisent le travail collectif et assurent le bon fonctionnement de l’équipe.

Dès lors qu’un manager est conscient des caractéristiques de son équipe, il peut activer les leviers de chacun de ses collaborateurs afin d’entretenir leur motivation et d’améliorer la performance collective.

En effet, grâce à l’écoute active, qui permet à autrui de s’exprimer librement, et à l’empathie développée au sein d’un groupe, l’intelligence émotionnelle apporte une flexibilité et une adaptabilité permettant de créer une synergie, gage de performance.

Dans un environnement en perpétuel changement, les managers ne peuvent plus compter sur la puissance de l’entreprise pour rassurer et embarquer leurs troupes. Le seul point d’appui qui leur reste, ce sont les personnes elles-mêmes et leurs émotions. Ces dernières étant à la fois un moteur qui permet le changement dans son versant positif (joie, espoir) et un frein potentiel dans son versant négatif (peur, colère, tristesse).

 

Comment installer la culture de l’intelligence émotionnelle dans une entreprise ?

Il existe une théorie en Management qui s’appelle « la théorie des échelons supérieurs ». Elle défend l’idée que la latitude managériale a une influence potentiellement positive sur la performance collective, en se basant sur les schémas organisationnels et sur les capacités cognitives des dirigeants.

Concrètement, cette théorie implique que, si l’on souhaite installer la culture émotionnelle dans une entreprise, il faudrait d’une part, que les dirigeants en soient eux-mêmes un exemple, et d’autre part, qu’elle soit installée comme un objectif stratégique de l’entreprise.

Pour ce faire, les dirigeants peuvent être accompagnés à l’aide des séances de coaching afin d’intégrer cette culture et de réaffirmer continuellement l’importance de la prise en compte des émotions et comportements de leurs collaborateurs.

En résumé, l’IE est une intelligence précieuse pour la vie professionnelle qui permet de :

  • Savoir identifier ses émotions et reconnaître celles des autres pour faire un choix qui respecte les deux.
  • Développer de l’empathie pour les autres.
  • Savoir nouer des relations humaines justes et chaleureuses.