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L’économie collaborative, un terrain de jeu pour les entreprises traditionnellesPortée par l’essor du numérique, les perspectives de croissance faible, les préoccupationsenvironnementales toujours plus pressantes, la méfiance envers les institutions et le renouveau durapport à la propriété, l’économie collaborative connaît un essor qui ne faiblit pas depuis près de dixans.Le secteur, avec son écosystème de plateformes*, devrait ainsi atteindre au moins 302 Mds d’eurosde chiffre d’affaires en 2025**.Conscientes du risque de se voir délaissées par une partie de leur clientèle boudant les produitsneufs, les entreprises dites « traditionnelles » testent de nouveaux business modèles pour tirerprofit, elles aussi, de cet engouement pour l’économie du partage.Voici 3 types d’initiatives illustrées :1/ Créer un portail de revente entre particuliers de ses propres produits Petit Bateau a développé un onglet « LES OCCASIONS » dans son application mobile. Lesclients peuvent donc acheter et revendre les vêtements de la marque sur leur smartphone.La marque offre ainsi de la réassurance aux acheteurs qui interagissent avec les vendeursdans l’univers officiel Petit Bateau. Dans le même temps ce service encourage les clients àtélécharger l’application mobile puisque c’est un service exclusif mobile. Pour la marque,c’est le moyen de poursuivre la relation via ce canal de communication privilégié avec sesclients.Infos : https://www.petit-bateau.fr/la-seconde-main/ La Reboucle est le site de revente entre particuliers créé par La Redoute. Il permet derevendre vêtements, meubles ou autres objets de décoration achetés neufs sur le site LaRedoute ou ailleurs.Le site La Reboucle a exactement la même structure que son jumeau La Redoute et offreégalement différents modes de livraison aux clients.Le fruit de la vente est versé sous forme de cash ou de carte cadeau ce qui assure dans ce casà l’enseigne de voir dépenser ce revenu sur son site.Site : https://lareboucle.fr/2/ Proposer de reprendre ses produits contre des bons d’achat Le service IKEA Seconde Main qui existait déjà sur le marché suédois depuis plusieurs annéesa fait son arrivée en France le 1 er mars 2021 dans le magasin de Mons. Il est désormais possiblede faire « racheter » ses meubles IKEA sur place contre des bons d’achats. Les meubles d’occasionsont vérifiés et éventuellement réparés avant d’être proposés aux clients à prix réduit.Infos : https://www.ikea.com/fr/ Decathlon dispose également de son site d’Occasions qui permet de simuler la valeur de sonarticle et le faire reprendre par l’enseigne contre des bons d’achat. Cette plateforme étenddonc un service de reprise ancien, mais jusqu’alors réservé aux vélos, à tous les articles desport Decathlon.Site : https://occasions.decathlon.fr/Avec ce modèle, les enseignes ne mettent pas les particuliers en relation mais rachètent elles-mêmesles produits. Le clients récupère le fruit de la vente immédiatement sans attendre de trouverl’acquéreur final. L’acquéreur final quant à lui profite d’une révision d’expert par la marque.3/ Développer sa propre offre de locationPourquoi acheter les produits si on peut les louer ? C’est la question qui préoccupe de plus en plus deconsommateurs préférant éviter de faire fabriquer des produits neufs surtout lorsqu’ils servent peu. La marque de chaussure Bocage a lancé en 2020 l’Atelier Bocage pour répondre aux attentesde ses clientes soucieuses de l’environnement et de leur look. L’enseigne propose,moyennant un abonnement mensuel, de venir chercher et rapporter une paire de chaussuresdifférente tous les deux mois dans l’un de ses points de vente.Les chaussures portées sont ensuite nettoyées grâce à un procédé détaillé sur leur siteInternet puis remises en vente ou dans le circuit de location.Site : https://latelierbocage.fr/ Free2Move est la solution d’autopartage et de location longue durée lancée par PSA fin2016. La marque Free2Move fédère, au moyen d’une plateforme, l’ensemble des services denouvelles mobilités du Groupe PSA pour satisfaire les différents besoins de déplacement deses clients dont les services d’auto-partage opérés par le Groupe auprès des particuliers quiconcurrence ainsi des pure players comme Getaround (ex. Drivy)Site : https://www.free2move.com/fr-FR/On le sait, le développement des usages numériques oblige beaucoup d’entreprises à revoir leurproposition de valeur. Avec ces initiatives, Petit Bateau, La Redoute, IKEA, Decathlon, Bocage et PSAdémontrent leur capacité à reprendre la main sur un marché qui se développait grâce à leursproduits mais hors de leur contrôle et sans profit.*On distingue généralement cinq types de plateformes collaboratives : Les plateformes de création de biens communs, comme Wikipédia ; Les plateformes de partage de frais, comme Blablacar ; Les plateformes d’économie contributive, comme Coyote ; Les plateformes de courtage, comme Le Bon Coin; Les plateformes-activité, comme Uber ou Deliveroo.
**D’après une étude de PWC de 2014